Infornography #7 : spécial #MeToo en Corée du Sud et au Japon

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  • #COREE DU SUD : acteurs, réalisateurs, auteurs de théâtre, poètes… En Corée du Sud, le monde de la culture a été secoué ces dernières semaines par des accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles. Des hommes visés ont quitté leurs fonctions et certains ont même reconnu avoir commis les actes qui leur sont imputés. Dans un quartier de Séoul, dimanche 25 février, 300 fans de théâtre et de comédies musicales se sont rassemblés pour témoigner leur soutien aux victimes. Un sentiment partagé par le président sud-coréen Moon Jae-in, qui a encouragé les autorités à enquêter scrupuleusement quand des accusations sont portées à leur connaissance.
    🔗 Yonhap 🇬🇧
  • #JAPON : accuser une personnalité de harcèlement ou d’agression sexuelle ajoute aux difficultés déjà rencontrées par les plaignantes qui dénoncent des inconnus le risque d’être traînée dans la boue par bien plus de personnes et de subir la pression de milieux où l’on préfère taire ces faits. Les rares Japonaises qui ont accusé des hommes plus ou moins célèbres ou simplement raconté les agressions subies au cours de leur vie en ont fait les frais. C’est le cas de la journaliste Shiori Ito, qui accuse un présentateur de télévision aux relations influentes de l’avoir violée. Les autres femmes critiquent elles aussi celles qui osent parler, car le Japon manque d’une vraie « solidarité féminine », avance la professeure de sciences politiques Mari Miura.
    🔗 Associated Press 🇬🇧
  • #COREE DU SUD : elle explique que le mouvement #MeToo l’a encouragée à parler. Lundi, Kim Ji-eun, l’ex-secrétaire du gouverneur de la province du Chungcheong du Sud, Ahn Hee-jung, l’a accusé lors d’une émission de télévision de la chaîne JTBC de harcèlement sexuel et de viol. Elle affirme que le gouverneur s’en est pris à elle à plusieurs reprises, notamment lors de déplacements à l’étranger, et ce jusqu’au mois dernier. Le gouverneur a répondu en disant qu’il avait eu des relations sexuelles avec son ex-secrétaire mais qu’elles étaient consenties. Par ailleurs, le jour de l’apparition de Kim Ji-eun à la télévision, il a affirmé son soutien au mouvement #MeToo lors d’un événement.
    🔗 The Korea Herald 🇬🇧
  • #COREE DU SUD : il ne restait plus beaucoup de professeurs la semaine dernière dans le département théâtre et arts visuels de l’université privée de Myongji, à Séoul. Seules deux femmes étaient encore en poste, ce qui a entraîné l’annulation des cours. Quatre professeurs masculins ont en effet été relevés de leurs fonctions sur la base d’accusations formulées par des élèves. L’un des enseignants est accusé d’avoir obligé les étudiantes à lui faire des massages dans les locaux de l’établissement. Un autre, professeur honoraire et acteur, a été accusé par une actrice de l’avoir embrassée de force dans un taxi. Le ministère de l’Education mène désormais une enquête.
    🔗 The Korea Herald 🇬🇧